vendredi 29 mars 2013

DevoxxFR épisode 2 : l'empire contre attaque

Mon deuxième jour à DevoxxFR 2013

Voici le récit de mon deuxième jour à Devoxx France 2013, le jour après le premier jour.

Ce deuxième jour sera le premier pour toutes celles et ceux qui n'auront pas eu la chance d'assister à la journée université. C'est donc en cette deuxième mais aussi première journée que l'équipe organisatrice souhaite officiellement la bienvenue aux participants.
C'est aussi durant cette première prise de parole que l'équipe adresse ces sincères regrets à toutes celles et ceux qui ont répondu à l'appel à présentation et qui n'ont malheureusement pas été retenus.
J'en profite d'ailleurs remercier l'ensemble de l'équipe organisatrice, de l'effort qu'ils fournissent afin de rendre ce genre d'événement possible. Je fait justement parti de ces anonymes ayant pris sur eux pour vaincre leur timidité et oser envisager de pouvoir prétendre être capable de faire une présentation. Je comprend totalement le dilemme consistant à faire rentre plus de 500 talks dans moins de 80 slots, c'est un peu comme si je voulait faire rentrer toute une équipe de rugby dans ma salle de bain.
Merci encore d'avoir permis à des petits gars comme moi, de rêver d'une présentation comme les grands, c'est un grand booster pour oser remettre ça.

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D'où venons nous ?

La premièr keynote fut consacrée au passé avec un formidable exposé de Clarisse Herrenshmidt sur l'origine des symboles qui font le monde occidentale que nous connaissons aujourd'hui. Certes, c'est un sujet très pointu qui n'est pas à la porté de tout le monde, mais la présentation n'a pas manqué de maintenir l'auditoire en haleine sur le cheminement qui a fait que les Hommes se sont mis à écrire. Où plutôt à représenter de manière schématique des concepts de la vie de tous les jours.
Cette présentation nous rappele une fois de plus que c'est le business qui conduit à l'inovation car si nous n'avions pas eu de livre de compte à maintenir, peut-être vivrions encore à l'âge du feu.
Bref, une conférence des plus intéressante récompensée comme il se doit par une "standing ovation" comme l'on dit, bien méritée.

Objects and functions, conflict without a cause ? (en)

Cette deuxième keynote fut l'occasion pour Martin Odersky de nous faire un état des lieu sur le soit-disant conflit entre le paradigme de programmation orienté objet et le paradigme fonctionnel. Il est vrai que ces deux paradigmes sont présentés, et cela dès l'école, comme différents. Martin n'est pas de cet avis, car ayant commencé par l'objet, il trouve certains avantage dans le paradigme fonctionnel, surtout concernant des contraintes de plus en plus récurrentes aujourd'hui tel que la monté en charge et l'élasticité des infrastructures.
C'est ainsi qu'il introduit scala, un langage reposant sur la plateforme Java. C'est à dire que c'est un nouveau langage, employant sa propre grammaire mais dont le compilateur produit un byte code comme le fait javac à partir de fichier source Java, afin d'être exécuté par la machine virtuelle Java.
J'ai écrit plus haut "soit-disant conflit" car il ne revient pas sur certains avantages du paradigme objet, notamment celui de la classification et conclu sur la possibilité offerte d'une fusion des 2 paradigmes, ce qui est déjà le cas en Scala et également dans Ceylon.

«C'est l'histoire d'un code»

Pour la deuxième année consécutive, David Gageot, Jean-Laurent de Morlhon et leur équipe nous ont régalé avec Code Story. Cette fois c'est un site de rencontre pour geek qui fut développé, devant une assistance et sur l'ensemble de la journée.
C'est toujours un plaisir de voir à l'œuvre du pair programming, du TDD, de l'extreme programming, du "colletive code ownership", …
J'avoue n'avoir pas pris la même claque que l'année dernière, la stack technologique étant assez proche de celle mise en œuvre l'an dernier.
Encore bravo messieurs, c'est un exercice bien difficile auquel vous vous livrer pour notre plus grand plaisir, vivement Code Story 2014 ;)

«Détendu du mobile»

J'ai tout de même trouvé suffisamment d'énergie pour abandonner à son propre sort l'équipe de Code Story et assister à la présentation de Cyril Mottier sur la plateforme Android et très précisément sur les Drawables, ces éléments de l'interface graphique qui ne font rien de bien extra-ordinaire, si ce n'est faire la différence entre une application Android et un belle application Android.
Il n'y est pas allé par quatre chemins et en y allant de façon claire et limpide que nous avons découvert la façon qu'a le système Android de charger les éléments graphiques. Cyril a mis le focus sur le comportement à adopter durant le développement afin d'en exploiter au mieux la mécanique proposée par le système.

Super® Street MVC Framework Fighter II Turbo (en)

Ma journée s'est achevée sur la baston entre à ma gauche : James Ward, chemise de cowboy et étoile de shérif défendant Play Framework 2, et à ma droite : Matt Raible, t-shirt blanc et bière à la main défendant Grails.
Cette baston fut l'occasion de mettre sur au microscope ces deux frameworks web full-stack dans le cadre d'une véritable application. Les éléments de comparaison furent de toutes natures: quantité de ligne de code, intégration dans l'IDE, performance en mémoire, temps de réponse, taux d'erreurs, mais aussi quantité d'offre de mission/d'emploi, volumes des discutions sur l'internet, mailing list, post sur stack overflow, …
Si la conclusion ne fait pas apparaître de vainqueur, la joute verbale et les trolls échangés ont constitués un véritable plaisir et une excellente fin de journée.

Conclusion

Heureusement que la plupart des conférences sont filmées car je suis une nouvelle fois tombé, sans me faire mal et pour mon plus grand plaisir, dans le piège de Code Story et fini la journée avec un mal de crâne qui me fera apprécier de (re)voir tout cela sur le nouveau site de Parleys annoncé officiellement ce matin même par Stephan Janssen, entièrement refait en HTML 5 en lieu et place de flash.
Une bonne nuit de sommeil et demain on remet ça.